13.06.2006
Jolie critique
Nadia écrit. Chose banale. Griffonner le papier est pratique aisée. Mais le cas de Nadia est intéressant: elle écrit bien, c' est plus rare et même très bien, ce qui est inédit. J'ai l'impression en la lisant de découvrir ce qu'on appelle chez nous un auteur: une personne qui a un langage propre et ne plagie pas, une sensibilité qui fait des mots ces assemblages qui portent l'émotion, la vraie mais aussi ce rythme indispensable à la véritable poésie...
Elle a édité, ce qui vous donne la possibilité, pour une somme modique, d'acquérir des petits trésors.
http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idAuteur=5425
http://lefoluniversdegastonlebrave.blogspirit.com/
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09.06.2006
Premier recueil
Erotisme est un titre facile, curieusement énigmatique, on ne sait pas très bien où il nous portera, les textes contenus dans ce recueil naissent tous de ma passion pour les rythmes sensuels qui trainent autour de l'amour et de l'amitié, et des choses courantes de la vie.
Je ne sais pas où commence l'érotisme, je le dis en mots simples, j'image et j'imagine, je me regarde et regarde, un baiser sur la joue, un regard, un désir audacieux qui prend le temps de se nommer, un adieu, des traces de mots sur des souvenirs nébuleux, je n'ose rien, je sais.
Un texte en prose issu de ce recueil;
Un dernier verre.
J'ai sous la peau les effets scandaleux d'un dernier verre vidé vers la fermeture de la nuit dans un bar nébuleux.
Une ombre d'abord, un mélange de regards, une odeur craquante de parfum interdit, quelques témoins paisibles de gestes défendus, une musique assourdissante et chaude à faire pousser des mots, une bouteille, et ta main sur la mienne jusque là inconnue.
Tes yeux d'arc-en-ciel ficelés sur ma bouche.
Ta main glissant près de mon coeur lachant mes doigts surpris de tant d'audace tournait ses caresses en cercles délicats sous ma chemise, mon esprit naviguait en pleine décadence, une main sur mon sein nu comptait du bout des doigts les secondes qui l'auraient séparée d'un improbable non.
Je n'ai pas pu compter, en pente douce ta main est descendue sous la table, j'ai la raison insupportable parfois, elle m'avait fait faux-bond le temps de prendre un dernier verre, un instant d'amour chair damné et condamné pour adoucir la honte.
Assise près de toi, dans une réalité vissée à la nuit, au bruit, aux discussions lontaines, j'ai posé mon visage contre toi, j'ai découpé un cri en quartiers de bonheur dans une buée de jazz.
Sans connaitre ton nom.
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