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29.09.2006
Mise à mort du poète
Dans les heures serrées et vaines
Lourds et inutiles boucliers
L’Espagne souffle son haleine
Le chant du poète fusillé
Seulement ombre colorée
Elle te parle sans émoi, sans corps
Souvenirs aux instants aimés
Tu le savais pourtant; la mort
Il est parti en elle
Hiver
Verglas
Et froid aux mots
Lames de repos qui errent
Sur tout recoin,
Bout de papier
Colle un mot sur la porte de la mort ;
A jamais !
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